Mon expérience avec un Stérilet

Aujourd’hui nous allons parler de contraception, c’est-à-dire les moyens visant à empêcher qu’un rapport sexuel n’entraine une grossesse.

 

J’ai décider de vous parler du stérilet car il à été mon moyen de contraception durant 7 ans, et je ne le trouve pas du tout assez répandu en France surtout chez les jeunes femmes, contrairement aux pays anglo-saxons.

 

Le DIU pour Dispositif Intra Utérin, plus communément appelé Stérilet, contrairement à ce que certains pensent, ne rend pas du tout stérile, je vous rassure les filles, vous pourrez avoir un enfant très rapidement après son retrait !

Il se présente sous forme de T et mesure 3,5 cm de long. Il y en a 2 sortes : le stérilet au cuivre et le stérilet hormonal. Ils ont tous les deux la même efficacité, soit environ 98%.

 

J’ai personnellement choisi le stérilet au cuivre, qui ne contient donc pas d’hormones, pour éviter les nombreux désavantages de ces derniers. Il est quand même importants de prendre en compte que dans le choix inverse, les doses d’hormones délivrées sont bien moins fortes qu’avec la pilule. Toutefois, les effets secondaires des hormones peuvent être une prise de poids, de l’acné, une perte de libido, de l’irritabilité, de la dépression, une perte de cheveux, … il y en a tellement mon but n’est pas de tous les citer, ce serait assez alarmiste.

 

L’avantage principal du stérilet au cuivre est donc un cycle naturel. Par contre, si vous avez des règles douloureuses ou très abondantes, il sera peut être plus simple pour vous de vous tourner vers le stérilet hormonal car celui au cuivre peut rallonger les règles de quelques jours, contrairement aux hormones qui on tendance à en diminuer la durée ainsi que leur volume. Certaines femmes disent même ne plus avoir de règles du tout avec un stérilet hormonal, ce qui peut être pratique je le concède.

 

Une fois choisi votre stérilet, il faut trouver un professionnel qui voudra bien vous le poser. On en parlait tout à l’heure, c’est en France bien moins répandu, et certains professionnel de santé refusent tout bonnement d’en poser pour X ou Y raisons, surtout si vous êtres nullipares (n’ayant jamais eu d’enfant), et ce pour des questions de croyances totalement erronées car ils sont mal renseignés. Il n’y a aucun risque de stérilité, et souvent ils ne savent tout simplement pas le poser, ou n’ont pas l’habitude de le faire. Certains médecins généralistes font les poses et retraits, mais c’est assez rare, cela a toutefois été mon cas pour la pose.

 

Le professionnel va vous prescrire le DIU que vous aurez choisi ensemble, et vous devez aller le chercher en pharmacie avec votre ordonnance. Les prix sont d’une trentaine d’euros pour un stérilet au cuivre et une centaine d’euros pour les DIU hormonaux, ils sont remboursés à hauteur de 65% par la sécurité social.

 

Vous vous retrouvez donc de nouveau chez votre médecin qui va vous poser le DIU, avec celui-ci en main. Qu’il soit au cuivre ou hormonal, sa pose est très rapide. Le DIU cuivre peut-être posé à n’importe quel moment du cycle, pour le DIU hormonal privilégiez plutôt la semaine qui suit les règles.

 

Une fois chez votre médecin pour la pose, vous serez installé en position gynécologique, c’est à dire pantalon et culotte retirés, fesses au bord du siège, jambes écartées et pieds sur les étriers. Le médecin peut effectuer une hysterometrie : il introduit dans l’utérus une tige graduée pour en évaluer la formes et les dimensions. Normalement l’insertions est indolore, juste désagréable (comme un détartrage chez le dentiste), mais dans le cas ou vous avez peur ou si vous êtes particulièrement sensible, vous pouvez toujours pendre un anti-douleur environ 2 heures avant la pose.

 

Une fois le DIU poser, attendez un peu avant d’aller galoper cheveux au vent. Dans mon cas, je devais rentrer à pied chez moi (avec mon copain qui n’avais accompagné), mais j’ai eu besoin de m’allonger une petite demi-heure en salle d’attente avant de repartir, car le malaise vagal était proche. Puis nous sommes reparti, mon corps a essayer de rejeter le corps étranger durant quelques heures avec de légères contractions, mais rien de douloureux.

 

Après la pose, le suivi gynécologique doit être régulier. Une visite de contrôle par an est recommandée pour s’assurer qu’il est bien placé, et qu’il est toujours au maximum de son efficacité. Bien sûr, si votre partenaire sens le bout des fils qui servent au retrait lors de vos rapports sexuels, vous pouvez reprendre rendez-vous afin de les faire couper plus court. Personnellement je n’en ai pas eu besoin. De la même façon, si vos règles sont beaucoup plus longues, ou si vous avez des douleurs inhabituelles, n’hésitez pas à consulter. Vous avez tout de même un corps étranger dans l’utérus !

 

Pour ma part, le stérilet s’est fait oublier ! Il est devenu mon meilleur ami invisible. J’ai décider de le faire poser car j’oubliais ma pilule ou la décalais au moins une ou deux fois par mois à 20 ans. J’avais très peur de tomber enceinte durant mes études, et ça angoissait aussi beaucoup mon fiancé. Du coup on continuait les préservatifs, mais après deux ans de relation, et habitant ensemble, on aspirait à autre chose.

 

Nous nous sommes beaucoup renseigner sur les différents moyens de contraception, mais cette solution nous ait vite venue somme une évidence. J’ai eu quelques crampes paralysantes mais qui ont durées seulement quelques secondes le premier jour de certains cycles. Tout allait tellement bien que je n’ai pas été faire les visites de contrôles plusieurs années de suite (ce que je ne recommande pas du tout). Un beau jour j’ai eu un cycle où mes règles ont durer 15 jours, j’étais épuisée et elles ne s’arrêtaient pas, j’ai donc pris rendez-vous et effectuer une radio pelvienne, au final tout allait bien et c’est revenu à la normale.

 

Ce stérilet à donc été un bon et fidèle compagnon durant 7 années. Il était grand temps de le retirer. Pour le retrait, j’ai pris rendez-vous chez une gynécologue que je ne connaissait pas, ayant déménager à Montpellier entre temps. Mauvaise expérience, elle était de la vielle école, m’a fait des réflexions désobligeantes : à deux ans de la retraite elle, « un vrai médecin », n’aurait jamais mis un stérilet à une nullipare, que c’était une méthode qu’elle déconseillait à ses propre filles.

 

Cette gynécologue à quand même voulu regarder, en me disant qu’elle serait étonnée de pouvoir faire quoi que ce soit pour moi, que les retraits se faisaient plutôt le matin car si je faisais un malaise sa secrétaire serait la … bref, choquée de ses propos mais ayant attendu une heure et demi en salle d’attente, je la laisse regarder. Elle dit ne pas voir les fils, devient même hyper inquiétante, et demande à faire une échographie pelvienne pour voir si le stérilet est toujours en place, puis reprendre rendez-vous pendant mes prochaines règles car le col de l’utérus sera plus ouvert, mais que si elle ne voit toujours rien, il faudra m’opérer sous anesthésie générale. Cet ancêtre ne prenant prenant même pas la carte vitale, nous patientons pendant qu’elle remplit la feuille de soins en continuant à répéter qu’elle n’avais jamais vu cela et qu’elle n’en revenais pas !

 

Ce rendez-vous était très perturbant. J’ai directement décider de ne pas retourner voir cette personne qui n’était clairement pas à jour, et qui ne devrait peut être pas attendre pour partir à la retraite, pour rester polie. J’ai pris rendez-vous dans une clinique, avec un homme, bien que nous les femmes préférons enlever notre culotte devant quelqu’un du même sexe pour tout ce qui est médical. Lui avais de très bon avis sur internet.

 

Ce fut quelqu’un de très pro. Pas de jugement, aucune parole ou geste déplacé. Je lui explique pourquoi j’ai une échographie pelvienne dans les mains. Il la regarde sans vraiment comprendre pourquoi on m’a demander d’en faire une, car ce n’était pour lui pas nécessaire. Le retrait à été très rapide, une fois en position gynécologique, il m’a demander de compter jusqu’a trois et de tousser. Il a tirer sur les fils avec sa pince et me l’a montrer. Réussite du premier coup et il précise que les fils étaient visibles et parfaitement positionnés. Il m’a proposé de prendre des anti-douleurs car même si je n’ai rien senti pour le retrait, je pouvais avoir des contractions dans les 24 à 48 heures suivantes, ce qui à été mon cas.

 

Je ne regrette en rien mon choix de m’être fait poser un DIU aussi jeune, car il correspondait parfaitement à mes attentes. A noter que je suis toujours avec le même Homme qu’avant la pose. Il est même devenu mon mari depuis. Mais si votre vie sentimentale n’est pas encore stable et que vous changez de partenaires, faites bien attention et prouvez vous toujours mutuellement que vous faites des tests avant de ne plus utiliser de préservatifs. N’oubliez pas que les DIU ne vous protègent pas des MST ou des IST, il est seulement là pour éviter les grossesses non désirées.

 

Je pense avoir fait le tour de la question du stérilet et de mon expérience avec ce dernier. Si toutefois vous auriez des question, je serais ravie d’y répondre, n’hésitez pas commenter. Parlez moi aussi de vos expériences, que ce soit avec un stérilet, ou un autre moyen de contraception. Et si cet article vous à été utile, un petit j’aime m’encourage à continuer à vous parler des questions touchant la femme et le couple, et ce avec mon mari.

 

Je vous embrasse, et à tout de suite dans les commentaires.

Publié par

enviesdefamille

Jeune femme qui apprécie la lecture et l'écriture, j'ai abandonné le blogging il y a bien longtemps en pensant que c'était pour les adolescents / jeunes adultes. Aujourd'hui, je le redécouvre, étonnée de m'être à ce point trompée. Le blogging à évoluer avec notre génération et il s'est démocratisé. Il faut chercher et s'y perdre, mais des pépites s'y trouvent. Je souhaite être l'un d'entre elle à vos yeux.

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